LOURMEL

Village de l'Algérie française
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Les vins d'Algérie
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Le travail de la terre

Aux couleurs d'ocre et de safran cette terre de Lourmel nourrissait généreusement plants de vigne et céréales qui offraient fruits et agréments à ceux qui exploitaient sa richesse au prix de durs labeurs. Bernard Robert
Les première cultures à Lourmel

" Les premières cultures furent les céréales : blé, orge, avoine; les légumineuses : lentilles, pois-chiches, et quelques essais de coton. Ces cultures rapportèrent peu et certains abandonnèrent leurs droits. La culture de la vigne améliora la situation des colons qui étaient restés. Hélas le phylloxéra détruisit les plantations. Ce n'est que plus tard, avec les hybrides américains, que la vigne repartit. Les deux grands fléaux furent le mildiou et les criquets pèlerins venus du Sud. Les services agricoles du Gouvernement général organisèrent alors l'arrêt des sauterelles au bord du Sahara. Il n'y eu plus que quelques rares invasions facilement détruites. Après la guerre de 1914 - 1918, les négociants en vin de métropole apportèrent la richesse dans le terroir oranais. Les fameux rosés d'Alicante et les gris de Grenache furent très recherchés par le commerce métropolitain.

Sans parler des maladies de la mortalité infantile, ce passage souligne une part importante des difficultés d'adaptation rencontrées par les premiers colons. Il est difficile de se rendre compte aujourd'hui, avec toutes les aides sociales dont nous bénéficions, de la misère qu'ils ont dû connaître ".

                                                                                                                                                                                                          Pierre Chollet
La Vigne
La culture de la vigne
Les vendanges
Les caves
Les céréales
La culture des céréales
Les propriétés
Les ouvriers et leur famille, les bêtes et le matériel
La ferme Chollet à M'Sabiah
Quelques mots sur la ferme de M'Sabiah

M'SABIAH département d'Oran, Algérie (M'Sabiah signifie l'aurore)

La ferme de M'Sabiah s'étend sur trois communes : Bou Sfer, el Ançor et Bou Tlélis.

Au total 414 hectares, principalement de ravins incultes couverts de palmiers nains, lentisques, arbousiers
et autres plantes méditerranéennes, et d'une forêt de chênes-lièges. Un champ d'orge, un champ de blé dur et un grand
jardin potager s'étendent autour des bâtiments. Des moutons et des vaches y trouvent aussi une pâture méditerranéenne.

Cette terre sauvage est entourée de terres tout aussi vastes et inhabitées dont la forêt de Msila.

En pénétrant vers l'ouest, on peut assister à de très beaux couchés de soleil sur la mer, voir lesîles Abibas et même les
côtes d'Espagne par temps très clair.M'Sabiah est le point de la région culminant à 584 mètres où le service des eaux et
forêts installeun pluviomètre. Elle bénéficie aussi de deux sources, de l'oued dans les gorges et d'une eau fraîche et de
grande qualité auxabreuvoirs, dans la cour des étables, où tous les habitants de la ferme aiment s'approvisionner,
surtout l'été, pour sa fraîcheur.

Tous les ans, les Sakharaoui viennent du sud pour les battages. À la fin des battages, Pierre leur offre un mouton pour un
méchoui, et ils offrent en retour une belle composition faite d'épis de blé dur que Suzanne met dans la salle à manger de
Lourmel.

Dès que les grands-parents maternels quittent Oran pour venir habiter M'Sabiah à leur retraite, les enfants de Pierre et
Suzanne y passent une bonne partie des vacances. Ils se promènent seuls, dans ces immensités sauvages et belles,
sans rencontrer âme qui vive, sauf certains jours un berger arabe avec ses chèvres : - « Bonjour » - « Bonjour » - « Labès ?
 « Labès ».

La seule précaution à prendre l'été est de rentrer avant que le soleil de plomb ne vous accable.

                                                                                                                                   Françoise Chollet

La ferme du Khamoul à Sidi Kmadouche en 1971
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                                                        La ferme propriété de Louis-François Robert (photo Bernard Robert)
Les Douars


Répartition des douars autour de Lourmel
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                                                                                                                                                                            Photo Google Earth


Un douar au Maghreb est un « groupement d'habitations, fixe ou mobile, temporaire ou permanent, réunissant des individus liés par une parenté fondée sur une ascendance commune en ligne paternelle».

Par extension, c'est une « division administrative de base (...) fraction territoriale de la commune ».

Historiquement, un douar est un type de campement nomade qui, disposé en cercle, permettait de remiser les troupeaux dans l'espace laissé libre au centre de celui-ci. (Source Wikipédia)

Près de Lourmel (El Amria) - comme le montre Google Earth - se trouvaient un certain nombre de douars : Magra, Rouaïba, Msaïd...Certains douars existants avaient cet aspect nomade. Plus tard, ils firent l'objet de véritables réalisations immobilières avec des habitations regroupées autour d'un secteur d'activité comme des coopératives liées à la tannerie, coopératives ovines....    

C'est Pierre Chollet, au temps où il fût Maire, qui créa ces premiers douars avec l'implantation d'une coopérative: à Magra  (dénommé "Village de France") et à Rouaïba. Ces regroupements de population autour d'un pôle d'activité suscitaient l'intérêt de pays étrangers notamment de l'Union Soviétique. Les visites de personnalités reçues par les autorités locales déplaçaient toujours bon nombre de journalistes étrangers. A ce sujet, Pierre Chollet aimait à raconter cette anecdote : """"""La coopérative de la tannerie avait soulevé l'admiration des journalistes, entre autres celle du journaliste de l'Union Soviétique. Et l'un d'eux qui n'en revenait pas avait demandé au représentant du Gouvernement : "Vous en avez d'autres des coopératives comme celle-là ?" et le politique avait répondu avec assurance "Des coopératives comme celle-là mais il y en a dans toute l'Algérie !" Or nous savions qu'elle était la seule. Il y avait partout de belles réalisations en Algérie, mais une telle coopérative avec ce fonctionnement était unique""""""""

Les photos de Françoise et Anne-Marie-Chollet illustrent ces déplacements. Egalement un reportage télévisé de Février 1961 (visible sur le site de l'INA ou dans la rubrique vidéo du site de Lourmel) montre la visite de Jean Morin Délégué Général du Gouvernement en Algérie et du Général Fernand Gambiez Commandant les Forces Armées en Algérie au douar de Magra.                

Durant les évènements des années soixante, Françoise Chollet raconte qu'un jour sa mère s'était rendue avec son mari Pierre au douar de Magra. Au détour de la route qui les conduisaient à Magra. Un combattant algérien (un "fellagah") pointa sa mitraillette sur Pierre Chollet. Un des habitants du douar abaissa le canon de l'arme et lança "c'est Pierre Chollet". Sa notoriété et la considération que lui vouaient les habitants du Douar étaient manifestes. Pour ces raisons, ils échappèrent peut-être ce jour là, lui et son épouse, à un mauvais sort.      
 
Les visites des Coopératives dans les Douars
Documents d'Archives


Un arrêté de la Mairie sur la conduite des troupeaux (document ANOM)
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