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Rubriques Le village aujourd'hui
Annuaires
et vieux papiers Les Personnalités et cérémonies officielles La
vie des lourméliens
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Les vins des Lourméliens Arlette et Jean-Marie CAMBILLAU 16 Le Vergey 33410 CADILLAC Tél:05.56.62.92.48 Fax : 05.56.62.65.18 http://www.vins-graves.com
Bernard BOUCHE et fils Viticulteurs à PODENSAC (33)Tél05.56.27.17.05 Fax : 05.56.27.24.19
Nicole&Frédéric DOERMANN à LATRESNE (33) Tél : 05.56.20.78.19 Louis-François ROBERT Viticulteur - Récoltant à VERZE EN MACONNAIS (71960) Tél: 03.85.33.38.94
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Yvon KARSENTY chante LOURMEL les
chansons sans prétentions
sélectionnée dans Musique
Merci
à Yvon KARSENTY de nous autoriser à diffuser sa
très belle et très émouvante chanson
sur Lourmel. -o-o-o-o-o-o- Ange Magan avait trois ans quand il a quitté Lourmel où vivaient ses parents et grands parents. Il est venu revoir son village natal début Juillet 2011 et en rapporte quelques photos qu'il voulait nous faire partager. Je l'en remercie. (A voir dans Le village aujourd'hui 7) L'une d'elles m'a profondément mortifié et je la nommerai "Le Massacre". Ce cliché se suffit à lui-même pour témoigner de l'irrespect fait à nos chers défunts. -o-o-o-o-o-
Grâce à Jean Montoya le site de Lourmel s'est enrichi d'une vidéo qu'il a réalisée à partir des documents contenus dans ces pages et de ses photos personnelles. (Vous pouvez la lire dans la rubrique "Vidéo" en appuyant successivement sur la flèche centrale rouge puis verte). Je le remercie chaleureusement pour ce travail remarquable et l'émotion qui se dégagent de ces images. -o-o-o-o-o- Pascal Diener, que je remercie vivement, m'a adressé deux documents fort intéressants que j'ai placés dans la rubrique "La Paroisse" . Voici ses explications : ""1 ) Le premier LOURMEL est la dactylographie d’un cahier manuscrit tenu par le curé de LOURMEL de 1882 à 1886. Il est historiquement intéressant car il révèle l’opposition (et l’hostilité) de la Municipalité de l’époque et des instituteurs à tout les efforts du prêtre pour obtenir une Eglise et ses dépendances. Je suis d’autant plus attaché à cette lutte stupide que mon arrière grand-père Jacob DIENER, trésorier du Conseil de Fabrique est à l’origine du nom de Saint NICOLAS attribué à l’Eglise, témoignage de son influence et de son attachement à ses origines rhénanes, car Saint NICOLAS est le saint patron des Rhénans. 2) le second est une monographie de MISSERGHIN datant de 1902 , due également à un prêtre, qui se présente également sous forme d’un cahier que j’ai fait saisir sur ordinateur par une professionnelle. Ce document concerne LOURMEL très directement car le centre de colonisation de LOURMEL a été ouvert plus tardivement et les premiers installés furent des rhénans qui avaient été placés sur de petites parcelles à MISSERGHIN lors de leur arrivée en 1846-1847. """" Bonne lecture
Voici quelques mois déjà que l'envie m'est venue de créer un site sur Lourmel, un site pour pérenniser la mémoire de ce petit village de l'Algérie française où je suis né en 1950 et qui porte aujourd'hui le nom d'El Amria. J'ai eu la chance de revoir notre village au cours de deux séjours. Le premier en 1971 avec Serge Grousseau, encore directeur des brasseries algériennes d'Oran (BAO), qui avait eu la gentillesse de m'accueillir quelques jours dans sa famille alors que je me trouvais en vacances estivales chez mon oncle Raymond Maillé qui vivait et travaillait à cette époque là à Alger. Le second de 1989 à 1993 alors que j'étais missionné pour assurer la sécurité de l'Ambassade de France et la résidence de l'Ambassadeur de France à Alger.
Le destin fait parfois bien les choses ! Il m'aura ainsi permis de
mieux connaître
et d'apprécier ce merveilleux pays qu'est
l'Algérie,
même si j'ai eu, moi
aussi, à le connaître en des périodes
agitées.
C'est avec de vives émotions que j'ai pu
véritablement
découvrir ce "Lourmel", de toutes les attentions, qui
alimente
toujours et encore les conversations familiales avec malheureusement de
moins en
moins de témoins de l'histoire de ce village Pied Noir
où
il faisait bon
vivre. Mes
souvenirs personnels se résumaient à bien peu
de
choses : un lâché de
ballons sur la place de la Mairie, quelques clichés de notre
maison rue
Barioulet, un goûter et un Noël chez Bon Papa et
Bonne Maman
Maillé... bref
trop peu de choses pour véritablement me situer provoquant
cette
soif intense
de savoir, ce besoin viscéral de connaître, cette
nécessité d'approcher et
de mémoriser de mes sens les couleurs, les senteurs de cette
terre fortement
marquée de l'empreinte familiale. Pour avoir entendu tant
d'éloges de ce pays,
j'ai trop souvent ressenti cette frustration de n'avoir pu
goûter
moi aussi
tout ce que cette vie outre-méditerranée avait de
bonne,
surtout parce que
j'appartiens à une génération qui est
en balance
entre ce trop vécu en
France et ce si peu en Algérie. Certes, j'ai eu la chance de
ne
pas connaître
le pire. Abondance de bonheur prête au malheur et rend plus
insupportable la douleur. Je n'ai pas, comme tant de
Pieds Noirs, eu à subir les peurs et les peines, eu
à
souffrir les abandons et
les déchirements, eu à vivre la
détresse. Je n'ai
pas été entraîné dans
le tourbillon des affres de la Guerre et de l'Exode car j'ai
quitté Lourmel le
14 avril 1955.
En 1954, les prémices du
conflit
franco-algérien
avait en effet décidé mon père
Louis-François à quitter la terre natale
pour s'installer en France et se lancer à nouveau dans la
gestion d'une
exploitation viticole; exploitation qu'il n'achètera
d'ailleurs
jamais,
"boudé" par ses parents qui ne lui apportèrent
pas le
soutien
financier qu'il espérait et qui ne savaient pas que, sept
ans
plus tard, ils
allaient quelque peu regretter la clairvoyance de leur
fils. L'histoire
est ainsi faite et malheureusement le retour en
arrière n'est
prouesse réalisable qu'au
cinéma.
Mon désir est de faire partager, à ceux qui ont
vécu ou connu Lourmel, les
photographies que j'ai réalisées au cours de ces
deux
séjours, d'apporter
quelques témoignages de ce vécu mais aussi, faire
découvrir, à ceux qui
n'ont jamais connu ce village, situé à une
quarantaine de
kilomètres d'Oran,
sa physionomie et un peu de son histoire.
J'ai également pensé qu'il serait
intéressant pour
ceux qui sont attachés à
la connaissance de leur famille- liée de près ou
de loin
à la mienne - de
retrouver quelques notes généalogiques que mon
père Louis-François a engrangées
au fil des années et que j'ai
complétées lors de
mes visites à El Amria.
El Amria
demeurera à jamais Lourmel pour tous
ceux qui y ont vécu et que leur mémoire fait
encore vivre
dans ce village.
Pour moi, l'histoire de Lourmel est servie par l'imagination et la
réalité de
quelques témoignages engrangés du
vivant de mes
regrettés grands
parents: Albert et Céline Maillé,
Jeanne Louise
Maillet veuve
Fernand-Lucien Robert épouse d'Armand Demeuré,
Tata Mimi
(Joséphine
Philippine Cambillau) et son époux Tonton Charlot (Charles
Durr), Tata Ninette
(Noëlie Cambillau veuve Baudé), Tata
Céline (Blanc),
Tata Titi (Mélanie
Antoinette Cambillau) épouse de Tonton Jean (Pitt), Tonton
André et Tonton
Paul (Cambillau) et mes autres grands oncles et grandes tantes :
Doërmann,
Petit, Perrin... qui ont emporté avec eux et, à
jamais,
tant de souvenirs.
Pour continuer à faire vivre Lourmel, ma
génération
est trop privée de vécu. Il reste ma grand tante
Suzanne
Maillé veuve Baby et
la génération qui a
précédé la
mienne : mon père, ma mère Maryse
Maillé,
André Yung, Michèle et Freddy Durr, Yvan
Baudé,
Lucien Petit, Jean Paul et
Charly Pitt, Jean-Marie, Arlette et Renée Paule Cambillau,
Marie-Paule Pitz,
les soeurs Decelis (Marithé, Martha, Mandette et
Bernadette),
Mireille
Blanchoin, Paul Chollet.., sans oublier Raymond Maillé, mon
oncle, qui, depuis
peu, immortalise par ses écrits ses souvenirs de
lourmélien de souche, mais
aussi la vie d'un Lourmel de fêtes et de bonheur, de sang et
de
larmes, le
quotidien de ces fils de colons de la première heure, des
gens
simples,
travailleurs, pour la plupart enracinés à leur
terre par
les ceps de vigne,
aujourd'hui curieusement regrettés par les
algériens qui
les ont connus.
Qu'au travers de ce site, les lourméliens qui le
souhaitent trouvent un espace repère mais aussi un lieu de
dialogue, de
rencontres et de partage d'informations.
Pour la mémoire de Lourmel et en hommage
à tous les lourméliens qui nous ont
quittés et ont retrouvé le bonheur perdu dans
l'au-delà.
Bienvenue à tous ceux qui visitent le site.
Bernard ROBERT (mai 2004)
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