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Les vins des Lourméliens

Arlette et Jean-Marie         CAMBILLAU 16 Le Vergey   33410 CADILLAC                       Tél:05.56.62.92.48                      Fax : 05.56.62.65.18  http://www.vins-graves.com

Bernard BOUCHE et fils  Viticulteurs à PODENSAC (33)Tél05.56.27.17.05                    Fax : 05.56.27.24.19 

Nicole&Frédéric DOERMANN à LATRESNE  (33)                        Tél : 05.56.20.78.19

Louis-François ROBERT Viticulteur - Récoltant à VERZE EN MACONNAIS (71960)            Tél: 03.85.33.38.94   

  

http://www.daumimmo.com/

 

   

 

 

 

Yvon KARSENTY chante LOURMEL  

    Merci  à Yvon KARSENTY de nous autoriser à diffuser sa très belle et très émouvante chanson sur Lourmel.       

 

Présentation

 

                                      Voici quelques mois déjà que l'envie m'est venue de créer un site sur Lourmel, un site pour pérenniser la mémoire de ce petit village de l'Algérie française où je suis né en 1950 et qui porte aujourd'hui le nom d'El Amria. 

                                              J'ai eu la chance de revoir notre village au cours de deux séjours. Le premier en 1971 avec Serge Grousseau, encore directeur des brasseries algériennes d'Oran (BAO), qui avait eu la gentillesse de m'accueillir quelques jours dans sa famille alors que je me trouvais en vacances estivales chez mon oncle Raymond Maillé qui vivait et travaillait à cette époque là à Alger. Le second de 1989 à 1993  alors que j'étais missionné pour assurer la sécurité de l'Ambassade de France et la résidence de l'Ambassadeur de France à Alger. 

                                              Le destin fait parfois bien les choses ! Il m'aura ainsi permis de mieux connaître et d'apprécier ce merveilleux pays qu'est l'Algérie, même si j'ai eu, moi aussi, à le connaître en des périodes agitées.    

                                 C'est avec de vives émotions que j'ai pu véritablement découvrir ce "Lourmel", de toutes les attentions, qui alimente toujours et encore les conversations familiales avec malheureusement de moins en moins de témoins de l'histoire de ce village Pied Noir où il faisait bon vivre.

                                             Mes souvenirs personnels se résumaient à bien peu de choses : un lâché de ballons sur la place de la Mairie, quelques clichés de notre maison rue Barioulet, un goûter et un Noël chez Bon Papa et Bonne Maman Maillé... bref trop peu de choses pour véritablement me situer provoquant cette soif intense de savoir, ce besoin viscéral de connaître, cette nécessité d'approcher et de mémoriser de mes sens les couleurs, les senteurs de cette terre fortement marquée de l'empreinte familiale. Pour avoir entendu tant d'éloges de ce pays, j'ai trop souvent ressenti cette frustration de n'avoir pu goûter moi aussi  tout ce que cette vie outre-méditerranée avait de bonne, surtout parce que j'appartiens à une génération qui est en balance entre ce trop vécu en France et ce si peu en Algérie. Certes, j'ai eu la chance de ne pas connaître le pire. Abondance de bonheur prête au malheur et rend plus insupportable la douleur. Je n'ai pas, comme tant de Pieds Noirs, eu à subir les peurs et les peines, eu à souffrir les abandons et les déchirements, eu à vivre la détresse. Je n'ai pas été entraîné dans le tourbillon des affres de la Guerre et de l'Exode car j'ai quitté Lourmel le 14 avril 1955. 

                                 En 1954, les prémices du conflit  franco-algérien avait en effet décidé mon père Louis-François à quitter la terre natale pour s'installer en France et se lancer à nouveau dans la gestion d'une  exploitation viticole; exploitation qu'il n'achètera d'ailleurs jamais, "boudé" par ses parents qui ne lui apportèrent pas le soutien financier qu'il espérait et qui ne savaient pas que, sept ans plus tard, ils allaient quelque peu regretter la clairvoyance de leur fils.   

                                              L'histoire est ainsi faite et malheureusement le retour en arrière n'est prouesse réalisable qu'au cinéma.        

                                             Mon désir est de faire partager, à ceux qui ont vécu ou connu Lourmel, les photographies que j'ai réalisées au cours de ces deux séjours, d'apporter quelques témoignages de ce vécu mais aussi, faire découvrir, à ceux qui n'ont jamais connu ce village, situé à une quarantaine de kilomètres d'Oran, sa physionomie et un peu de son histoire.  

                                              J'ai également pensé qu'il serait intéressant pour ceux qui sont attachés à la connaissance de leur famille- liée de près ou de loin à la mienne - de retrouver quelques notes généalogiques que mon père Louis-François a engrangées au fil des années et que j'ai complétées lors de mes visites à El Amria.

                                 El Amria demeurera à jamais Lourmel  pour tous ceux qui y ont vécu et que leur mémoire fait encore vivre dans ce village. Pour moi, l'histoire de Lourmel est servie par l'imagination et la réalité de quelques  témoignages engrangés du vivant de mes regrettés grands parents:  Albert et Céline Maillé, Jeanne Louise Maillet veuve Fernand-Lucien Robert épouse d'Armand Demeuré, Tata Mimi (Joséphine Philippine Cambillau) et son époux Tonton Charlot (Charles Durr), Tata Ninette (Noëlie Cambillau veuve Baudé), Tata Céline (Blanc), Tata Titi (Mélanie Antoinette Cambillau) épouse de Tonton Jean (Pitt), Tonton André et Tonton Paul (Cambillau) et mes autres grands oncles et grandes tantes : Doërmann, Petit, Perrin... qui ont emporté avec eux et, à jamais, tant de souvenirs.

                                                          Pour continuer à faire vivre Lourmel, ma génération est trop privée de vécu. Il reste ma grand tante Suzanne Maillé veuve Baby et la génération qui a précédé la mienne : mon père, ma mère Maryse Maillé, André Yung, Michèle et Freddy Durr, Yvan Baudé, Lucien Petit, Jean Paul et Charly Pitt, Jean-Marie, Arlette et Renée Paule Cambillau, Marie-Paule Pitz, les soeurs Decelis (Marithé, Martha, Mandette et Bernadette), Mireille Blanchoin, Paul Chollet.., sans oublier Raymond Maillé, mon oncle, qui, depuis peu, immortalise par ses écrits ses souvenirs de lourmélien de souche, mais aussi la vie d'un Lourmel de fêtes et de bonheur, de sang et de larmes, le quotidien de ces fils de colons de la première heure, des gens simples, travailleurs, pour la plupart enracinés à leur terre par les ceps de vigne, aujourd'hui curieusement regrettés par les algériens qui les ont connus.     

                                                          Qu'au travers de ce site, les lourméliens qui le souhaitent trouvent un espace repère mais aussi un lieu de dialogue,  de rencontres et de partage d'informations. 

                                              Pour la mémoire de Lourmel et en hommage à tous les lourméliens qui nous ont quittés et ont retrouvé le bonheur perdu dans l'au-delà.  

                                              Bienvenue à tous ceux qui visitent le site.   

                                                   Bernard ROBERT (mai 2004)    

 

 

   

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